Le 15 mai dernier, lors de la dernière rencontre des gouverneurs de la Corporation des parcs industriels (CPIQ), ces derniers ont appuyé la proposition de Pierre Dolbec qui consistait à dissoudre la Corporation des parcs industriels de Québec pour créer la Corporation des parcs industriels du Québec (CPIDQ).

Luc Paradis, responsable des affaires juridiques de la Corporation, a brossé le portrait de l’organisation au fil des dernières années. « À l’origine, soit en 2010-2011, la Chambre de commerce de Québec, alors que j’étais président, a remarqué que les entreprises des parcs industriels de la région étaient très peu représentées. C’est dans cet esprit que nous avons créé la Corporation des parcs industriels de Québec. Nous avons alors mis sur pied un conseil d’administration au sein duquel les représentants des parcs seraient les administrateurs majoritaires. Quant à la Chambre de commerce de Québec, elle assurerait la communication entre les gens d’affaires et les instances politiques. En contrepartie, les membres de la Chambre de commerce ayant leur place d’affaires dans un parc industriel devenaient automatiquement membres de la Corporation. »

Une corporation en évolution

À la suite de la mobilisation des entrepreneurs des parcs industriels de la région contre l’augmentation de la taxe foncière annoncée par la Ville de Québec, la Corporation a connu une popularité subite. « C’est à ce momentlà que la Corporation a gagné ses lettres de noblesse, poursuit M. Paradis. Il y a quelques mois, dans le cadre de la réflexion que nous avons amorcée à la suite de la mise sur pied du Prix Créateurs d’emplois du Québec, nous avons été approchés par des entrepreneurs d’autres régions, comme Lévis et Chaudière-Appalaches, qui se sont montrés intéressés par le modèle corporatif que nous avions mis de l’avant. Entretemps, la Chambre de commerce a coupé les liens juridiques avec tous ses partenaires, ce qui nous laisse le plein contrôle sur la Corporation. Nous avons donc créé la CPIDQ. »

Un modèle applicable à tout le Québec

Le modèle corporatif des parcs industriels de Québec peut s’appliquer dans les 17 régions administratives de la province. C’est la constatation qui s’est imposée à la suite de la première édition du Prix Créateurs d’emplois du Québec. Quant à la structure mise de l’avant par les artisans de l’organisation, elle reste intacte.

Les dirigeants des entreprises lauréates du Prix Créateurs d’emplois du Québec deviendront les gouverneurs de leurs régions administratives. « La vision de la Corporation des parcs industriels du Québec reste la même, explique Pierre Cassivi. Sa mission est d’aller s’informer des préoccupations des entrepreneurs de tout le territoire du Québec. Pour y parvenir, nous avons retenu les services d’une firme spécialisée qui aura pour mission d’établir un plan de communication entre les diverses régions. Cette firme nous aidera à poser les jalons d’une vision 2020-2025 et prendre contact avec les 17 représentants des régions administratives du Québec. Je tiens également à préciser que chacune de ces régions administratives aura sa propre couleur, sa propre identité. Les entrepreneurs de tout le Québec pourront ainsi faire part des enjeux qui les préoccupent.»

PIERRE CASSIVI,
FONDATEUR ET CHEF EXÉCUTIF DES OPÉRATIONS DE LA CPIDQ



En septembre 2010, nous avons procédé à la création de la Corporation des parcs industriels de Québec (CPIQ) afin de donner la parole aux entrepreneurs des zones et des parcs industriels de la région. Au cours des années, cette organisation est devenue un outil de défense de première ligne auprès des différentes instances de pouvoir.

À ce titre, rappelons-nous la journée du 13 février 2013 lorsque 160 présidents et hauts dirigeants des zones et parcs industriels ont répondu à la réunion d’information d’urgence lancée par la CPIQ au sujet de la hausse des taxes foncières. Notre voix s’est fait entendre et la Ville a assoupli sa position. Nous avons également pris position en faveur du transport en commun dans les zones et parcs industriels, sans oublier la mobilisation des entrepreneurs de la région pour remédier à la pénurie de main-d’oeuvre. À la lumière de ces actions, on peut soutenir que l’arrivée de la CPIQ dans le panorama économique de la région de Québec a été bénéfique pour les gens d’affaires.

Il y a quelques mois la Chambre de commerce de Québec a pris la décision de couper les liens juridiques avec tous ses partenaires, ce qui nous laisse le plein contrôle sur la Corporation. Le 15 mai dernier, lors d’une assemblée des gouverneurs, nous avons procédé à la dissolution de la CPIQ pour créer la Corporation des parcs industriels du Québec (CPIDQ).

Comme elle a fait ses preuves dans la région de Québec, nous estimons que cette formule corporative peut s’appliquer dans les 17 régions administratives de la province. C’est d’ailleurs ce qui est ressorti au cours des deux dernières éditions du gala du Prix Créateurs d’emplois du Québec. Nous nous sommes fait dire que ce genre de corporation n’existait pas ailleurs et qu’il serait intéressant de le reproduire. ■

PIERRE DOLBEC,
PRÉSIDENT DE LA CORPORATION DES PARCS INDUSTRIELS DU QUÉBEC (CPIDQ)


Les invités de ce rendez-vous ont été reçus par M. Éric Thomassin-Lacroix, directeur Développement des affaires.

Fondée en 1911, cette rme spécialisée en gestion de projets en matière de propriété d’infrastructures. Ses équipes œuvrent notamment dans les domaines de l’investissement de capital, des services-conseils, de la conception, de l’ingénierie, de la construction, pour ne mentionner que ceux-là. Outre les infrastructures, la rme est présente dans les secteurs des mines et de la métallurgie, du pétrole et du gaz, de même que l’énergie.